La salle de réunion vit ce matin !

12 collaborateurs attendent la prise de parole de Nathalie Martin.

Celle-ci se racle la gorge et démarre son allocution en remerciant chacun pour sa ponctualité, d’une voix à peine audible et aiguë : visiblement stressée. Petite toux avant de poursuivre : elle respire de plus en plus bruyamment, perd ses mots, fourche…

Elle semble agacée par sa voix, toujours haute perchée et voilée…

Deux personnes parmi ses collègues pensent à un refroidissement. Le reste de l’assemblée met cela sur le compte du stress et se perd très vite dans des pensées hors sujet !

Nathalie Martin a manqué son effet : elle n’a pas su captiver l’attention, dès sa prise de parole et sa voix a donné d’elle l’image d’une petite fille impressionnable.

Cela vous rappelle quelqu’un ? Comment faire mieux ? Et bien on va voir ensemble comment placer sa voix !

1) Une voix se prépare !

Avant toute prise de parole, on peut aider sa voix à se réchauffer, se mettre en place, trouver ses harmoniques naturelles, en lui accordant un peu d’attention.

Un exercice très connu des chanteurs et comédiens pour réveiller les cordes vocales consiste à émettre le son « Brrrrrr » en faisant vibrer ses lèvres, à la manière de quelqu’un qui chercherait à imiter le bruit d’un véhicule motorisée (vos enfants ont sans doute déjà procédé à ce petit jeu !)…

 

2) Respirer et faire des pauses

Cela semble basique : « rien ne sert de courir… ». Pour la prise de parole, c’est pareil.

Prendre votre temps, marquer des pauses entre vos phrases, vos mots importants, cela ne sert pas seulement à les mettre en relief ni à capter l’attention : cela sert aussi à maintenir le niveau de détente de vos cordes vocales et de votre appareil phonatoire afin que votre voix « coule » de façon libre, sans éraillement, sans étranglement.

3)  Se placer dans ses graves

Avant d’attaquer de vos premières phrases, imaginez pouvoir placer votre voix où vous le souhaitez dans votre tessiture : des aigus aux graves et choisissez de partir de vos graves…

Avec le stress, en effet, la voix a tendance à monter et atteint des notes suraiguës plutôt désagréables (pour votre public) et déstabilisantes (pour vous).

En orientant votre voix vers le bas, vous limitez ce risque.

 

4) Ouvrir la bouche, détendre la mâchoire

Avec le trac, on a tendance à serrer les dents et parler « dans sa barbe », obligeant collègues ou clients à devoir tendre l’oreille pour « capter » ce qui est dit !

Pensez à libérer votre mâchoire pour libérer votre articulation et votre voix !

 

5)  Articuler

L’articulation est une clé majeure d’un bon placement de voix. Elle rehausse les harmoniques, les rend plus chaleureux, vivants…

Travaillez cette articulation en amont de votre exposé (le fameux exercice du crayon entre les dents est un basique qui a fait ses preuves !).

Et au moment où vous parlez, « savourez » les consonnes des mots que vous prononcez : ce sont elles qui aideront votre voix à prendre de solides appuis et du rythme, donc à gagner en dynamisme ! Pensez-y !

Dites-moi dans les commentaires les résultats que vous obtenez avec ces quelques astuces !

L'auteur :


Ancienne « timide », je suis aujourd’hui Chanteuse et Coach d’Artistes. Je partagerai sur ce blog mes connaissances et expériences de la voix et de la communication. Alors à très vite !

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